Chronique d'un expatrié.

Courageux devant l'éternel j'ai décidé de profiter de ces vacances d'une semaine pour m'expatrier de ce pays trop monotone, quitter le sud où la chaleur nous fait perdre le sens des réalités et fuir vers l'étranger (c'est un entrainement, en vue de la fuite prévue au cas z'ou quelqu'un de droite ou Ségolène royal gagnerait l'an prochain).
Je fuis donc pour quelques jours hors de France, dans un pays acceuillant comme tout, au nord-ouest (non pas l'Angleterre, ducon !), en Bretagne bien-sûr !

J'entends déjà d'aucuns murmurer devant leur écran "quitter le sud où il fait 35°C à l'ombre même en Décembre pour aller en Bretagne, pays ou il fait beau tant qu'il ne pleut pas, fautypahêt'con !".
Hé d'aucun, j't'emmerde !
Ne pouvant taper cette chronique sur mon habituel et fidèle ordinateur, l'électricité n'étant pas encore parvenue jusqu'à nous, je me trouve dans l'obligation de la graver dans la terre, à l'aide d'un vieux baton, que je ferai sécher (la terre, pas le baton, tu suis ?!) et que je ramènerai lors de mon retour à cheval vers Nantes, en espérant qu'il ne pleuve pas d'ici là, car celà diluerait tous mes mots (ce qui serait ballot, tu en conviendra).

Déjà je tiens à faire taire les médisants ... où je suis il y a un microclimat (comme partout en Bretagne), qui fait que finalement il fait pas froid, sauf quand il fait pas chaud, pis il pleut pas, sauf quand c'est très humide, c'est à dire relativement rarement, sauf quand c'est souvent.
Heureux que le ciel ne soit que grisâtre ce matin, et nostalgique des oeufs de Pâcques de mon enfance lointaine (du siècle dernier, c'est dire !), je décidai de retrouver les joies de la recherche de quelconques objets dissimulés à terre, ça et là (surtout là), au gré de la bonne volonté de on-sait-pas-trop-qui... en gros je suis allé aux champignons !
Moi j'y étais déjà allé naguère aux champignons, mais t'étais pas né donc tu t'en souviens pas, et comme moi non-plus, j'avais quelques lacunes pour répondre à la question que je me pose en général dans ce genre de circonstances "hé, c'est quoi ça ? ça s'mange ?!" (question que je me pose dans d'autres situations, au Resto universitaire de la fac parfois, chez LIDL souvent).

Il faut que tu sache au préalable, toi qui n'es jamais allé à cette chasse, qu'on nous a raconté des conneries depuis 10 ans... y'a jamais eu aucun Schtroumpf dans aucun champignon et ils sont pas tous reliés à des buzzers comme à la télé ! (ben ouais, faut préciser au cas z'ou)

La plupart des gens disent "la ceuillette" des champignons, moi je dis "la chasse", parce qu'il faut un oeil de lynx, des reflexes de loup, un flair de chien pour repérer ces espèces de choses qui se confondent avec les feuilles mortes.
Déjà lassé, au bout de 5 minutes de marche intensive dans ce bois plein d'arbres et de feuilles mortes, prêt à déclarer forfait et à rentrer pour un gouter bien mérité après cet effort exceptionnel, je pris mon courage et mon panier à deux mains, décidé à ne pas me taper la grosse honte du "nouveau mec du sud qui vient en Bretagne" (alors que j'y ai habité toute ma vie en Bretagne) qui ramène rien.
Dans un ultime effort (après 7 minutes de recherches infructueuses), je découvris enfin mon premier "pied de mouton" (encore un beau nom à la con), de 20cm sur 30, qui tronait là, tout seul perdu, après que tout ses petits copains champignons aient déjà été ramassés par d'autres chasseurs, qui n'étaient pas choqués par le fait de laisser orphelin au milieu de cette grande forêt ce pauvre petit tas de chair et de presque-lamelles.
Ce sera donc mon trophée de la journée, avec une dizaine d'autres victoires moins intéressantes comme celle issue du combat "Gildas contre la perte du sens de l'orientation".

Ne sachant pas qui est à l'origina de la répartition ça et là (un peu ça quand-même) des objets de ma convoitise, je fis un détour par l'église de mon village, afin de remercier le plus probable éparpilleur de champignons de toutes les forêts du monde. Seulement une église en cette période, c'est assez proche des 6°C, ce qui me valut, par la différence de température avec mon nouveau pays, le Sud, de tomber gravement malade et de choper une toux-sainte (car issue d'église) ! C'est donc de cette façon que je nommerai désormai cette semaine de vacances : la toux-saint !
(ouais, je sais ce blog tombe dans le "gravement minable"... je redresserai la barre un jour... sans mauvais jeu de mot (quoique) ).

Tout ça pour dire : les champignons, c'est bien, c'est beau, c'est bon ! mais choper la crève pour des moisissures alors qu'il y en aura certainement plein dans mon frigo quand je rentrerai à Montpellier, j'vois pas l'intérêt !
Chronique d'un expatrié.
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# Online seit Freitag, 03. November, 2006 um 19:11

Un peu d'histoire !

Eh bien oui, on ne vient pas sur ce blog uniquement pour se fendre la gueule (parce-que c'est vrai qu'on se fend sacrément la gueule ici, ah ah ah !
y'a que moi ? ah bon.), c'est aussi un lieu admirable de culture et d'histoire (si-si, cherche bien, à des endroits y'a un peu de culture et un soupçon d'histoire que si tu le vois pas c'est que je l'ai glissé avec une délicatesse énorme).


Aujourd'hui intéressons nous a un sujet trop souvent occulté, à tort !
J'ai nommé... LA BROSSE A DENT !

L'origine de la brosse à dent date de longtemps avant Jésus-Christ (tout comme le presse-purée ou le rayon laser), il faut remonter aux confins de l'Egypte ancienne (ou de la nouvelle d'ailleurs, puisque ce sont les mêmes confins) pour en trouver les premières traces.
Au départ cette brosse dérive du fameux balèchiot' dont on a trouvé une utilisation nouvelle par un hasard qui fait, il faut le rappeler, bien les choses (tout comme le cuit-vapeur [tsht tsht pas de marque] qui fait aussi bien les choses, mais ça dépend quelles choses).

Et ce n'est que vers le second millénaire avant le Jésus précédemment cité que...



bon ok ok j'arrête !
ça n'intéresse que moi...

et encore je fais semblant...

Aujourd'hui j'aimerais que l'on comprenne ensemble, toi et moi public, dans une démarche d'aide réciproque, "pourquoi le blaireau lambda éprouve un malin plaisir à enduire le trottoir d'une sorte de sécrétion bucco-nasale verdâtre qu'il lache avec une grâce inouie, après un "rggrrrggrrrooooookkkkkk" caractéristique ?".
Ou bien "pourquoi tous ces connards crachent par terre ?!".

Alors, moi, en temps que sportif accompli et reconnu je ne met pas tous les cracheurs dans le même panier ! Effectivement, moi aussi au bout de 56km de course effreinée, à bout de souffle en plein cagnard, il m'arrive aussi (mais très discrètement, pour pas casser le mythe) de lacher une délicate goutelette salivaire qui saute joyeusement dans le buisson le plus proche.
Pis t'façon personne m'a jamais vu, donc j'ai encore ton respect éternel !
Donc je disais, non, les sportifs qui ont BESOIN de cracher (au risque de mourir d'étouffement s'ils ne le font pas), ne font pas partie de ceux que je fustige ici.

N'en font pas partie non plus les nageurs, pour qui il est indispensable de lubrifier les lunettes (qui donnent souvent un air con, tu l'admettra) afin d'éviter l'embuement intempestif inhérent à toute nage en piscine. Quelle serait la catastrophe s'ils ne le faisaient pas, contraints de nager à l'aveuglette et ainsi de foncer malencontreusement sur toute présence féminine alentour...

Enfin, dernier exclu de la liste, le cracheur de bigorneau, discipline olympique bretonne s'il en fût, au cours de laquelle un champion est désigné, celui qui envoie le plus loin le bigorneau, mesures à l'appui.
Hé tu m'crois pas ? Va voir ICI pour en avoir la preuve !

Non moi je veux parler du mec en survêt' qui rôde dans la zone urbaine (voire périurbaine, oui on en est rendu là !!), en déposant cette espèce de marque de passage avec une désinvolture qui t'a sidéré toi aussi.
Alors, je t'entends déjà me dire "ah mais oui, mais non, c'est pas si grave, puisqu'ils marchent, ils les éparpillent, donc y'en a pas beaucoup au mètre carré, c'est pas si grave" (si-si t'étais prêt(e) à me le dire). Que nénni !!
Non-contents de lubrifier le trottoir seuls, ils ont une coutume (assez récente d'ailleurs) qui est de se regrouper aux arrêts de tram (si y'a pas de tram dans ta ville [c'te honte], un arrêt de bus fait office) et de prendre la position dite du "cracheur constipé".
C'est très simple, tu peux essayer devant ton bureau, il suffit de s'asseoir, d'écarter un peu les jambes et de poser les coudes sur tes cuisses et ta tête sur tes mains (pour la soutenir, parce-que c'est éprouvant), tu regarde le sol (ton oeuvre) et tu laisse dégouliner une sorte de mucus qu'il faut bien aller chercher au fond, entre la glotte et la base du nez, jusqu'à terre.
Au bout d'une heure de suintement intensif, tu pourra contempler une sorte de flaque immonde de morve entre tes pieds, ton oeuvre à toi que t'as fait !
Et c'est comme ça que tous les mecs qui ont une confiance naïve en l'espèce humaine, comme moi, vont regarder les horaires de tram (ou de bus pour les faux-citadins) et manquent de se casser la gueule à cause d'un trop plein de lubrification du sol (et tomber là-dedans j'te jure que c'est pas ragoutant !


Alors pourquoi ... ?
Est-ce un besoin de marquer son territoire de façon plus discrète et rapide que de pisser sur les poteaux ? Est-ce la nostalgie de la Bretagne (mouiller le trottoir pour rappeler la pluie) ? Est-ce un trop plein de sécrétions visqueuses qui empêche la vie en société ?

... ou alors c'est de la bonne vieille connerie simplement ?




Toujours est-il que s'ils utilisaient la brosse à dent leur salive serait moins verdâtre ! (et toc je l'ai replacée ma brosse à dent.)
Un peu d'histoire !

# Online seit Sonntag, 22. Oktober, 2006 um 16:28

On n'y croyait plus, le revoilà !

Salut lecteur/lecteuse !
ça va ?
ouais moi ça va, merci !

J't'ai jamais raconté mon voyage au Maroc ?
non ?

Bon ben t'façons je comptais pas le faire ce soir non plus.
(extrait de mon livre de chevet : "comment se la péter en 6 phrases").

Par compte je vais te raconter mon voyage à moi que j'ai fait cet été, mon aventure du siècle dans un pays que quand t'y vas, t'as intérêt à savoir ou tu vas ! (sinon tu t'retrouve comme un con à l'aéroport, sans savoir ou tu vas), j'ai nommé, et tu l'as deviné je le sais : L'IRLANDE bien sûr !

Bon alors déjà l'Irlande, c'est un peu comme la Bretagne, en presque-mieux (sauf que non parce-que la Bretagne y'a rien de mieux quand-même), ils parlent un breton un peu différent et surtout ils le parlent tous, alors du coup ça facilite pas la communication pour un mec qui parle pas trop le breton de là-bas, comme moi.
Et j'me suis rendu compte que ça ressemblait vaguement à l'anglais qu'on apprenait au lycée, sauf qu'ils le parlent pas pareil, ils vont beaucoup moins lentement et pis ils s'arrêtent pas pour te demander si t'as compris !
Enfin bon, grâce à mon pouvoir d'adaptation qui dépasse l'entendement j'ai apprit ce breton-anglais-bizarre et me suis fondu dans la foule tel un vrai Irlandais comme il en existe peu là-bas ! (en fait non, et ça tu le savais pas, il existe presque que ça là-bas, des Irlandais, étonnant non ? Alors qu'ici bon, on en croise peu, alors moi j'croyais que c'était en voie d'extinction, ben que dalle !! la réserve est sur cette île, j'te le dis pour ta culture).

Bon alors moi en Irlande j'y vais pas seul, non pas parce-que j'ai peur de l'inconnu (houlà non, je te l'ai déjà prouvé, lecteur averti que tu es), mais je voulais former une nouvelle recrue, à l'inconnu de l'aventure, j'ai nommé mon pote à moi que j'ai : Sophie !
(tiens, salut Sophie ! si tu lis ça).

Bon, je vais pas te raconter les petits tracas quotidiens du quelconque voyageur moyen (poursuivi par la police locale, obligé de prendre le maquis 5 semaines, obligé de former un réseau de résistance à la couronne d'Angleterre qui voulait me rappatrier, vie sous-terre 3 semaines à manger des lombrics moisis... ce que tout un chacun a connu).

Je préfère te raconter l'Aventure la vraie de vraie...
C'était un matin du mois d'Aout (alors, pour te situer, le mois d'Aout là bas ça correspond à ton mois de fin-Novembre si t'habite en vraie Bretagne, et puis si t'es du Sud un mois de Décembre une mauvaise année! ! bon pour moi le Sud c'est Nantes, j'parlais du Sud-Bretagne quoi, le vrai sud ou il fait chaud ! Pis en dessous de la Bretagne y'a rien t'façons...).
Donc un matin d'Aout, il faisait bon ce jour là, genre 12,5°C en plein cagnard, et il faisait même beau (c'est à dire que les nuages ne couvraient pas la totalité du ciel), je décidai donc de partir seul à l'aventure, laissant Sophie se reposer de la dure journée de la veille (je lui avais apprit à boire 15 pintes en 15 minutes, sans les mains et comme elle est bonne élève elle a cru bon de s'endormir direct après avoir fini l'épreuve), elle n'est donc pas venue avec moi et ne peux corroborer mon récit (comment ça, ça m'arrange bien ?!).

Nous étions alors dans le Connémara, région d'Irlande dont le nom est issu d'une vieille légende racontée par un grand poète du XXème siècle, aujourd'hui décédé, qui relatait les histoires de lacs et de printemps suivants (ou alors c'est l'inverse, je sais plus).
Sachant que je devais parcourir 650km avant le premier point d'eau, j'entrepris d'utiliser le moyen de transport local, l'animal qui peut t'emmener au bout du monde (qui n'est pas très loin en Irlande, vu que c'est une île), le plus fidèle destrier... le vélo !
Tu connais mon goût de l'extrème: y'avait des supers VTT-bitouine50-méga-suspensions-pneus-increvables-moteur-en-option, et puis une pauvre épave minable toute rouillée qu'on aurait dit une enclume sur roues, qui m'a fait de la peine...

Bon j'ai prit un VTT, faut pas déconner non plus.

Traversant villes et villages, champs et forêts, allant par monts et par vaux (surtout par vaux d'ailleurs), après moultes rencontres, après avoir apprit à jouer parfaitement du uilenn pipe et autres bodhrans, j'arrivais enfin à Wesport, où je pu au passage chasser d'Irlande les serpents (comme l'a fait St Patrick avant moi, j'ai pas grand mérite) et accessoirement tenter la plus grande aventure de l'homme, celle qui repousse toutes les limites du courage et de la raison : se baigner en Irlande !
Alors comme j'ai peur de rien, de pas grand-chose du moins, hop hop hop 2-3 brasses pour se chauffer (faut pas que le corps atteigne la température de l'eau : 2°C, là réside la difficulté du nageur-aventurier), pis on file jusqu'à l'Islande (qu'est exactement la même île, sauf qu'elle a un S dans son nom, on me la fait pas à moi!).
Un petit malin a cru bon de me prendre en photo pendant que je dialoguais en breton-langage-des-signes, avec une tortue locale... (photo en bas)
Et puis voilà, il a fallu rentrer, l'aventure s'achève, avec un brin d'amertume de n'avoir pas pu te ramener un souvenir de cet épisode formidable.

Ben malgré tout ça... j'ai réussi à être à 11h40 à l'apéro (constitué pour la partie liquide de bière, et pour la partie solide, de bière aussi, ce qui est économique).
Si ça c'est pas surhumain, j'arrête les aventures moi !
On n'y croyait plus, le revoilà !

# Online seit Dienstag, 17. Oktober, 2006 um 16:11

Et vive le sport !

Ah, qu'on est heureux d'arriver au mois de Juillet !
Eh oui, il fait super beau (au moins 14°C dehors en ce moment, pas mal il est 17h quand même), le ciel est bleu (plutôt bleu-gris en ce moment, voire gris-gris), mais on est surtout content d'arriver au mois de Juillet parce que c'est le mois du sport !

On peut enfin, sportivement, se vautrer devant la télé et regarder un tas de cakes huilés et transpirants, taper dans un pauvre ballon ou faire du vélo a travers tous les patelins méconnus de l'hexagone, quelle joie !

Et rien que pour toi lecteur fidèle, j'ai été une fois de plus risquer ma vie, au royaume de la beauf attitude, ou les blaireaux sont rois, j'ai nommé : la finale de la coupe du monde de foot, dans un bar (tant qu'à faire) !
Bon alors déjà moi je tiens à dire que j'ai rien contre le foot à la base... ou si peu. Disons que c'est surtout contre les supporters que j'ai à dire, vous savez les crétins qui ont peint le drapeau tricolore sur leur joue moite qui klaxonnent à 3h du mat' parce que la France a passé le 1/8 de finale et qui chantent la marseillaise en déconnant sans comprendre les paroles !
Bon ben ceux là ils peuvent aller ICI.
Donc nous entrâmes, mes copains et leurs copains (donc mes copains aussi), dans un bar place du COMM--CE (un peu d'anonymat bordel) à Nantes, au départ c'était plutôt pas mal (3¤ la bière ça allait encore, mais 2¤ la grenadine à l'eau c'est un peu abusé !! m'en fous moi j'ai pris une bière mais je dis ça pour les autres, allez pas prendre une grenadine à l'eau place du C--MERCE à Nantes !!).
Donc après une demi-journée de "oh la coupe du monde c'est quand même super-extra-génial, c'est notre raison de vivre à tous" sur TF1, avec des reportages à la con et des témoignages minables du genre "ouais, moi j'aime bien le foot" (P.BRUEL), le match allait ENFIN pouvoir commencer (nous qui attendions ça depuis 4 ans déjà, y pensant toutes les nuits, nous réveillant parfois à cause d'un cauchemard sur le fait que la France ne passerait pas le 1/8 de finale)...


Et là... c'est le drame ! (je le met en gras, comme ça les gens qui survolent l'article voient que ça, pis ils se disent qu'il y a de l'action dans ce que j'écris et que c'est passionnant alors que pas du tout).
Eh oui, parce que le match commence, et le pire du pire de ce qui est en nous jaillit soudain, la crème de ce qu'on a de plus vil s'allie avec notre mauvaise foi et nous fait avoir de vilaines pensées envers les Italiens qui sont finalement pas si cons que ça ! Si ? ah bon.
J'en veux pour exemple une dame (enfin il m'a semblé), du genre la quarantaine bien tassée (elle avait d'autres trucs bien tassés d'ailleurs), un platre à la main droite à force de taper sur la table probablement, ce qui ne l'empêchait toutefois pas de faire des fuck à la télé (qui semblait y être assez indifférente), pour que vous l'imaginiez mieux, j'estime ses proportions à peu près à 1 mètre cube.
Elle portait en elle tout ce qu'il y a de plus abject du supporter footballistique de la pire espèce, de la vulgarité au xenophobisme primaire, en passant par le McDo (tchut tchut, pas de marque) qu'elle a absorbé en 1min30, elle aurait bouffé une chaise ça lui aurait fait le même effet.
Enfin je la remercie quand même d'avoir été là parce qu'elle concentrait dans son volume tous les cons du bar, alors qu'on aurait pu en avoir 15 avinés et vulgos, on en avait qu'une, qui les représentait tous, on avait un gain en espace assez conséquent.
On va l'appeler Raymonde, parce-que ça lui va bien.

Moi je partais plutôt en paix avec les italiens, parce que j'en connais pas, et que même si par principe je les aime pas parce qu'ils se tapent plus de filles que moi, mais que je les aime bien parce qu'ils ont vachement plus de poils que moi et que les filles en général elles en sont pas fan donc je gagne des points, je partais quand même assez neutre.
Là je sens que beaucoup d'entre vous vascillent sur leur chaise: comment peut-on être neutre alors que la France joue ?! Ben moi je vais pas être spécialement pour la France, j'ai pas élu les joueurs, ils me représentent pas, j'ai pas choisi d'être dans leur pays, alors bon !

Bon le match je vais pas vous le raconter, je suppose que vous l'avez vu comme moi (même mieux que moi, parce que j'ai laché un peu l'attention, niveau action on a connu mieux quand même, pis moi j'aime pas trop le foot alors je comprenais pas tout, au moins le tennis c'est bien, c'est facile à comprendre et on voit des nanas en jupes alors ça passe plus vite).
Ah si quand même... j'voudrais bien choper le mec qui dit que les bleus sont des héros !
Ils portent bien leur nom les bleus, à se rouler par terre comme des chiens mourrants pour un petit bobo de rien, c'est à celui qui jouera le plus la comédie, affligeant.
Celà dit on a bien rigolé à les voir pigner au sol, l'air de dire "abattez moi maintenant, ou coupez moi la jambe", pour un tout petit coup reçu au bras, prêts à chialer... pendant 2 minutes et puis hop après ça galope comme si de rien n'était, quelle récupération ... !!!
Tu parles de héros.

Ce que je peux vous raconter sinon ce sont les comportements de Raymonde ! De façon générale sa façon de s'exprimer était le beuglement primaire, du genre "Bouuuuuhhhhhhhhhhhhhh" quand on voyait un Italien qui jouait, parfois elle hurlait "Bouuuuuuuuuuuuuuuuuh" quand l'arbitre allait pas dans son sens (sachant que son sens est résumable en "tout ce qui est contre la France est exécrable", bien que je ne pense pas qu'elle sache utiliser ce mot). Je vous parle pas du moment des tirs aux buts, ou dès qu'un Italien allait tirer elle avançait vers notre petite télé à nous qu'on avait dans le bar, en faisant des doigts d'honneur, pensant probablement que par un miracle quelconque le joueur le recevrait et que ça le destabiliserait... c'est beau l'innocence.
Mais ça n'a pas marché.

Et puis on a perdu.

Moi j'étais pas vraiment triste, même pas déçu. Au moins on a pu rentrer peinards sans se faire klaxonner (nous on a klaxonné un peu, juste parce que ça repose le cerveau de se prendre quelques minutes pour un supporter).

Moi j'y retournerai plus ! Ou alors dans 4 ans ... mais juste pour la finale... et si je suis accompagné...en attendant je vais cauchemarder qu'on passe pas les 1/16, ce serait con non ?
non ?


ah bon !
Et vive le sport !

# Online seit Montag, 10. Juli, 2006 um 05:42

Geändert am Montag, 10. Juli, 2006 um 13:34

Le blog est ton ami... tu parles !

"Faisez des blogs, faisez des blogs !!" murmurait-on déjà dans les cours d'écoles il y a 15 ans, ah la belle arnaque !

Dans la poursuite de ce grand élan de la chasse aux beaufs lancée sur ce blog, à laquelle tu t'amuse à participer, ami lecteur, nous allons aujourd'hui nous concentrer sur le beauf vachement à la mode et dans l'air du temps : LE BEAUF BLOGUEUR !

Dans le grand univers du blog on distingue en général trois grandes catégories de personnes :
- Le blogueur sympa, qui fait des articles sur un peu tout un peu rien, plus ou moins sérieux, qu'on aime bien lire parce-que bon !
- Le blogueur passif, parce-qu'il se prend pas là tête à écrire trois lignes, il met des photos de ses soirées où "Lolo il a prit une sacrée cuite, regardez c'est là qu'il a vomi, ohhh".
- Le blogueur marrant (beauf), celui qui nous intéresse ici, qui rassemble un peu toutes les autres caractéristiques non décrites dans les deux genres précédents.

Le blogueur marrant l'est parce-qu'il arrive a nous transporter au-délà de ce que l'imaginaire humain normal peut concevoir...

Premier exemple, et pas le moindre, le blog DU fan de Cloclo, ma foi fort bien illustré, mais ce sont surtout les commentaires qui font chaud au coeur et nous rappellent les grandes tirades dignes des meilleurs auteurs du XIIIème siècle, je cite : "la il est sur un tableau" (p.1), "la il est avec une femme" (p.1), "cloclo il chante tros super bien!!!" (p.2).

Ensuite on peut trouver LE MEILLEUR AMI DONT ON RÊVE TOUS , n'est-il pas beau dans son beau baggy ? De sublimes photos pas floues du tout (houla non), agrémentées de petites touches de finesses tel "big upp", "un ti article pr dir FUCK a ts lé rageu !!" (effectivement l'article est petit, puisqu'il fait 10 mots), enfin "M.STYL mode avt l'excal !" si quelqu'un a le traducteur ce sera sympa de le mettre en bonus avec le site !

Et puis il y a Dédé... en fait je pense pas qu'il s'appelle vraiment dédé, mais il a tout du bon gros dédé comme on les aime ! voilà Dédé, le survêt', la casquette, le beauuuu manteau (p.5) et le sourire qui lui sied à ravir. On se demande ou se cache la photo de sa R5 tunée...
D'ailleurs, ICI nous admirons le charmant "bogoss" tout en haut de la page.

Au-délà de tout ça, un blog qui transcende un peu ces banalités... voiçi, l'intégralité de la vie de cette jeune fille résumée, dans ce BLOG EPHEMERE, ça donne à réfléchir. "toute ma ptite vie est écrite la dedans..." dit-elle.
No comment.

Dans la série "je suis égocentrique" et je l'assume", voiçi la jeune Déanna qui pourtant a pas l'air trop con, physiquement parlant, néanmoins elle arrive ici à nous prouver que la beauf attitude n'est pas l'apanage des mecs, voiçi SON BLOG.

Alors ça, je savais pas que ça existait en fait... une version avec des seins d'un supporter de foot (j'allais dire d'UNE supporter... mais c'est pas possible, c'est pas vraiment des filles... ! si ? ah bon), avec tout ce que ça comporte, mais surtout surtout il faut contempler la qualité orthographique de la personne présentée ICI, je ne citerai de l'oeuvre de cette jeune fille que cette phrase qui restera dans les annales (sans jeux de mots) : "jte cOuné pa tré bien mai du peu tyé tré genti pi surtt PSG PSG PSG PSG PSG PSG... cOOOm mOi et c dija une tré bOOn Klité..". Oui... c'est sûr.

Dans le genre "il parle français mais on n'en est pas encore vraiment vraiment sûrs", voiçi une personne qui nous présente on sait pas trop quoi mais je crois que lui non plus...


Et puis pour les meilleurs des meilleurs blogueurs au top de la modernité, il existe désormais la vidéo ! Eh oui, ces chamants petits internautes viennent se présenter à vous, de façon plus ou moins intéressante. Le principe est simple, ils doivent te plaire pour que tu vote pour eux et donc chacun sa manière, voiçi le best-of du meilleur du plus bon des vidéos, juste pour toi lecteur :
celle qui fume, celle qui n'a rien à dire , celle qui donne VRAIMENT envie de lui parler, celle qui a échoué au casting de la nouvelle star mais qui chante bien malgré tout, celle qui a peur qu'il y ait une fuite au plafond, celle qui a raté sa carrière de rappeuse et c'est dommage .

Voilà pour ce petit tour du monde des blogs, j'espère que ça t'a plu a toi qui a la fougue
au ventre !
Le blog est ton ami... tu parles !

# Online seit Donnerstag, 08. Juni, 2006 um 08:44

Geändert am Samstag, 23. Juni, 2007 um 02:28