Je suis bien embêté aujourd'hui...
Je me suis lancé hier le défi à la con d'écrire une chronique par jour !
Mais une chronique quand on a rien à dire c'est pas si facile, mine de rien.
Alors du coup j'ai regardé le contrat du défi que je me suis lancé, pis j'ai pas vu de durée. Alors ce matin je l'ai fixée à deux jours...
Faire une chronique par jour pendant deux jours ça devrait pas être insurmontable... quoique.
Bien sûr je pourrais te parler du meilleur bouquin du monde, que y'a que moi qui l'ai lu au monde, pis un peu tous mes copains à qui je l'ai conseillé ou acheté, « Les saisons de la nuit » de Mc Cann.
Je pourrais aussi te raconter le film qui restera dans toutes mes annales du cinéma comme le meilleur film de l'univers, mais le problème c'est que j'en ai pas qu'un, j'en ai quarante pis je me souviens pas du titre ni de l'histoire de la moitié...
Et pour un peu qu'un connard me poste en commentaire sa liste à lui qu'il a, avec des films vachement plus intéressants que les miens, je passerai pour quoi, j'te le demande...
Pis on pourrait aussi parler danse classique, contemporaine, modern-jazz, ou opéra, mais là ma culture risque pas de suivre, vu que c'est un peu chiant. (si-si)
Parler quand on n'a rien à dire c'est pas évident...
Bon j'ai essayé de m'entraîner quand même, j'ai écouté les animateurs crétins de Europe 2 (pléonasme ?) tous les jours pendant au moins deux jours et demi, mais rien n'y a fait !
Alors j'ai plongé au fin fond de l'abîme de la conversation qui part de rien et va pas très loin:
la conversation de Tram.
Je t'explique la situation, même si on l'a tous vécu, il est important de situer les faits. Peu importe l'époque, il faut juste respecter deux règles, d'abord que ce soit dans un moyen de transport, qui peut aller de la carriole il y a 300 ans aux bus les plus modernes.
Second impératif, une personne âgée de sexe féminin, que pour plus de commodité nous appellerons « p'tite vieille », parce que mine de rien c'est plus commode.
La p'tite vieille, malgré tout le respect que je lui dois, n'a pas l'air très à l'aise dans les transports et elle a besoin de se raccrocher à quelqu'un, à une conversation quelle qu'elle soit. Alors après avoir scruté du regard aux alentours et avoir repéré qui une autre p'tite vieille, qui n'importe quoi y ressemblant plus ou moins, parce qu'on n'y voit plus très clair à un certain âge, elle s'asseoit face à la personne, que nous appellerons p'tite vieille numéro 2, mais n'y vois aucune commodité.
Alors s'il s'agit d'une personne âgée également c'est un coup de bol pour toi. Mais si la p'tite vieille numéro 2 c'est toi, une fois la phrase magique lancée, c'est en finit, les dés sont jetés , prépare toi à morfler.
La phrase magique, je te la donne pour savoir à quoi t'attendre la prochaine fois, ça va de « fiouuu il fait chaud aujourd'hui hein ? », à « il est passé l'arrêt terroir-pot-au-feu ? », voire « whaouïe, vous savez ça fait mal au dos de vieillir » (si t'en as d'autres met les en commentaire, par solidarité, merci).
Il est important de préciser que tu met de côté toutes tes opinions sur quiconque à partir de ce moment, je veux dire que si tu croise le regard de la plus grosse tête de con que tu connaisse même très peu, tu l'implore malgré tout de venir s'asseoir à côté de toi pour te sauver de la catastrophe qui suit : « ah vous savez, de mon temps, ... », « d'ailleurs vous me faites penser à mon petit fils qui... », « ah mais moi je lui ai dit à mon voisins, vos fleurs.... », « oh vous savez moi je ne sors plus le soir... trop peur... ».
Mais participer à la conversation est une action sociale que tu pourra te permettre de lui accorder, avant de quitter le tram maudit avec un "au plaisir" d'une hypocrisie cachée, puisque le seul plaisir que tu auras désormais sera de prendre le tram avec "les saisons de la nuit" de Mc Cann, afin d'éviter que la moindre p'tite vieille ne vienne te raconter sa trépidante vie qui te passionne tant.
Et c'est avec un éternel respect que je rends hommage aux p'tites vieilles des transports dans ce blog, pour leur faculté à parler de tout et de rien, enfin surtout de rien, avec bien plus de talent et d'aisance que moi.
(ah ben tiens, j'suis arrivé à la faire ma chronique)
Je me suis lancé hier le défi à la con d'écrire une chronique par jour !
Mais une chronique quand on a rien à dire c'est pas si facile, mine de rien.
Alors du coup j'ai regardé le contrat du défi que je me suis lancé, pis j'ai pas vu de durée. Alors ce matin je l'ai fixée à deux jours...
Faire une chronique par jour pendant deux jours ça devrait pas être insurmontable... quoique.
Bien sûr je pourrais te parler du meilleur bouquin du monde, que y'a que moi qui l'ai lu au monde, pis un peu tous mes copains à qui je l'ai conseillé ou acheté, « Les saisons de la nuit » de Mc Cann.
Je pourrais aussi te raconter le film qui restera dans toutes mes annales du cinéma comme le meilleur film de l'univers, mais le problème c'est que j'en ai pas qu'un, j'en ai quarante pis je me souviens pas du titre ni de l'histoire de la moitié...
Et pour un peu qu'un connard me poste en commentaire sa liste à lui qu'il a, avec des films vachement plus intéressants que les miens, je passerai pour quoi, j'te le demande...
Pis on pourrait aussi parler danse classique, contemporaine, modern-jazz, ou opéra, mais là ma culture risque pas de suivre, vu que c'est un peu chiant. (si-si)
Parler quand on n'a rien à dire c'est pas évident...
Bon j'ai essayé de m'entraîner quand même, j'ai écouté les animateurs crétins de Europe 2 (pléonasme ?) tous les jours pendant au moins deux jours et demi, mais rien n'y a fait !
Alors j'ai plongé au fin fond de l'abîme de la conversation qui part de rien et va pas très loin:
la conversation de Tram.
Je t'explique la situation, même si on l'a tous vécu, il est important de situer les faits. Peu importe l'époque, il faut juste respecter deux règles, d'abord que ce soit dans un moyen de transport, qui peut aller de la carriole il y a 300 ans aux bus les plus modernes.
Second impératif, une personne âgée de sexe féminin, que pour plus de commodité nous appellerons « p'tite vieille », parce que mine de rien c'est plus commode.
La p'tite vieille, malgré tout le respect que je lui dois, n'a pas l'air très à l'aise dans les transports et elle a besoin de se raccrocher à quelqu'un, à une conversation quelle qu'elle soit. Alors après avoir scruté du regard aux alentours et avoir repéré qui une autre p'tite vieille, qui n'importe quoi y ressemblant plus ou moins, parce qu'on n'y voit plus très clair à un certain âge, elle s'asseoit face à la personne, que nous appellerons p'tite vieille numéro 2, mais n'y vois aucune commodité.
Alors s'il s'agit d'une personne âgée également c'est un coup de bol pour toi. Mais si la p'tite vieille numéro 2 c'est toi, une fois la phrase magique lancée, c'est en finit, les dés sont jetés , prépare toi à morfler.
La phrase magique, je te la donne pour savoir à quoi t'attendre la prochaine fois, ça va de « fiouuu il fait chaud aujourd'hui hein ? », à « il est passé l'arrêt terroir-pot-au-feu ? », voire « whaouïe, vous savez ça fait mal au dos de vieillir » (si t'en as d'autres met les en commentaire, par solidarité, merci).
Il est important de préciser que tu met de côté toutes tes opinions sur quiconque à partir de ce moment, je veux dire que si tu croise le regard de la plus grosse tête de con que tu connaisse même très peu, tu l'implore malgré tout de venir s'asseoir à côté de toi pour te sauver de la catastrophe qui suit : « ah vous savez, de mon temps, ... », « d'ailleurs vous me faites penser à mon petit fils qui... », « ah mais moi je lui ai dit à mon voisins, vos fleurs.... », « oh vous savez moi je ne sors plus le soir... trop peur... ».
Mais participer à la conversation est une action sociale que tu pourra te permettre de lui accorder, avant de quitter le tram maudit avec un "au plaisir" d'une hypocrisie cachée, puisque le seul plaisir que tu auras désormais sera de prendre le tram avec "les saisons de la nuit" de Mc Cann, afin d'éviter que la moindre p'tite vieille ne vienne te raconter sa trépidante vie qui te passionne tant.
Et c'est avec un éternel respect que je rends hommage aux p'tites vieilles des transports dans ce blog, pour leur faculté à parler de tout et de rien, enfin surtout de rien, avec bien plus de talent et d'aisance que moi.
(ah ben tiens, j'suis arrivé à la faire ma chronique)

