Quand j'étais plus jeune je n'étais pas spécialement beau.
Non pas que je sois devenu un éphèbe au corps sculpté par des heures de musculation acharnée, non. Mais disons que je ne partais pas franchement avantagé par rapport à la concurrence.
Parce qu'il y avait, et il y a toujours, une concurrence. Celle pour la possess... heu... pour la séduction des femmes !
Pourtant j'étais un extrêmement bel enfant, aucun d'entre vous ne saura me contredire, pour la simple et bonne raison que vous n'étiez pas là pour le vérifier. Petit blond débrouillard, d'une beauté hallucinante, d'un charisme fou (déjà pour mon jeune âge) doté d'un charme à pervertir le c½ur des vieilles. A savoir qu'à l'époque « les vieilles » constituait le troupeau de toutes les nanas du monde qui avaient plus de 7-8 ans.
Et pourtant, comme tous les mioches inconscients de leur beauté extravagante et à la limite de l'indécence, je n'ai pas su en profiter, préférant les joies des petites voitures Majorette et autres Mégadrive.
Quelle erreur !
Car une nuit je reçus la visite de l'Adolescence portant sa faux, qui vînt telle la Mort, toute de noire vêtue, sur une charrette pour charcuter ce trop beau visage, a l'instar de tous les jeunes de mon âge (quoique probablement un peu plus tôt que les autres, tout précoce que j'étais).
La faux de l'Adolescence, quand elle te rend visite, tu le sais dès le lendemain...
Adieu les belles joues roses et la crinière blonde, les regards émerveillés de la famille lorsque tu prononces un mot de plus de trois syllabes, adieu les journées à regarder la télévision que même si elle est éteinte tu trouve ça formidable...
La faux de l'Adolescence est très aiguisée et très précise, ainsi elle a su transformer cette silhouette de jeune Mickael Vendetta en un espèce de grand benêt tout maig' aux cheveux châtains clair qui frisottaient lorsque la pluie arrivait. Pire ! elle a tailladé mon visage d'ange, faisait ressortir d'ignobles petits boutons d'acné rougeâtre plein de pu, prêt a éclater à la moindre émotion.
Il faut savoir que le bouton d'acné est très pervers, parce qu'en plus de t'amochir durant la période pré-pubère, il a le don de laisser des séquelles pour ta vie entière pour peu que tu décide un jour de gratter la croûte marron qui se forme lorsque tu as mis trois fois du Biactol la même journée.
Bon, moi je n'étais pas concerné, puisque malgré tous ces changements physiques toute la partie cérébrale de ce corps en pleine évolution restait d'une intelligence foudroyante. Le Biactol ne passât donc pas par moi.
Bref... l'adolescence une période plutôt difficile pour moi, d'aucun ici pourront en attester.
Mais on s'habitue, le temps fait son affaire et malgré un certain renfermement et un dégoût pour l'humanité entière j'ai survécu. Et toi aussi apparemment.
Mais figure toi qu'il y a quelques mois j'ai reçu la visite de la Vieillesse, la grande s½ur de l'Adolescence, la petite s½ur de la Mort...
Elle avait une faux un peu différente mais tout aussi précise et acérée ! Au premier coup, furtif elle a fauché la moitié de mes cheveux, au second coup elle a creusé les cernes de l'homme qui a déjà bien vécu, heureusement j'ai évité le troisième dont je ne te cache pas qu'il aurait entravé la grande lignée de ma future descendance.
C'est ainsi que je me suis réveillé un matin, tout seul dans mon grand lit prêt à affronter les tumultes de la vie d'adulte et ses surprises. Et des surprises il y en eût moult depuis ces quelques mois...
Et c'est là que je suis parti en Irlande.
Comment, je ne t'ai toujours pas raconté ?
Bouge pas, ça arrive.
Non pas que je sois devenu un éphèbe au corps sculpté par des heures de musculation acharnée, non. Mais disons que je ne partais pas franchement avantagé par rapport à la concurrence.
Parce qu'il y avait, et il y a toujours, une concurrence. Celle pour la possess... heu... pour la séduction des femmes !
Pourtant j'étais un extrêmement bel enfant, aucun d'entre vous ne saura me contredire, pour la simple et bonne raison que vous n'étiez pas là pour le vérifier. Petit blond débrouillard, d'une beauté hallucinante, d'un charisme fou (déjà pour mon jeune âge) doté d'un charme à pervertir le c½ur des vieilles. A savoir qu'à l'époque « les vieilles » constituait le troupeau de toutes les nanas du monde qui avaient plus de 7-8 ans.
Et pourtant, comme tous les mioches inconscients de leur beauté extravagante et à la limite de l'indécence, je n'ai pas su en profiter, préférant les joies des petites voitures Majorette et autres Mégadrive.
Quelle erreur !
Car une nuit je reçus la visite de l'Adolescence portant sa faux, qui vînt telle la Mort, toute de noire vêtue, sur une charrette pour charcuter ce trop beau visage, a l'instar de tous les jeunes de mon âge (quoique probablement un peu plus tôt que les autres, tout précoce que j'étais).
La faux de l'Adolescence, quand elle te rend visite, tu le sais dès le lendemain...
Adieu les belles joues roses et la crinière blonde, les regards émerveillés de la famille lorsque tu prononces un mot de plus de trois syllabes, adieu les journées à regarder la télévision que même si elle est éteinte tu trouve ça formidable...
La faux de l'Adolescence est très aiguisée et très précise, ainsi elle a su transformer cette silhouette de jeune Mickael Vendetta en un espèce de grand benêt tout maig' aux cheveux châtains clair qui frisottaient lorsque la pluie arrivait. Pire ! elle a tailladé mon visage d'ange, faisait ressortir d'ignobles petits boutons d'acné rougeâtre plein de pu, prêt a éclater à la moindre émotion.
Il faut savoir que le bouton d'acné est très pervers, parce qu'en plus de t'amochir durant la période pré-pubère, il a le don de laisser des séquelles pour ta vie entière pour peu que tu décide un jour de gratter la croûte marron qui se forme lorsque tu as mis trois fois du Biactol la même journée.
Bon, moi je n'étais pas concerné, puisque malgré tous ces changements physiques toute la partie cérébrale de ce corps en pleine évolution restait d'une intelligence foudroyante. Le Biactol ne passât donc pas par moi.
Bref... l'adolescence une période plutôt difficile pour moi, d'aucun ici pourront en attester.
Mais on s'habitue, le temps fait son affaire et malgré un certain renfermement et un dégoût pour l'humanité entière j'ai survécu. Et toi aussi apparemment.
Mais figure toi qu'il y a quelques mois j'ai reçu la visite de la Vieillesse, la grande s½ur de l'Adolescence, la petite s½ur de la Mort...
Elle avait une faux un peu différente mais tout aussi précise et acérée ! Au premier coup, furtif elle a fauché la moitié de mes cheveux, au second coup elle a creusé les cernes de l'homme qui a déjà bien vécu, heureusement j'ai évité le troisième dont je ne te cache pas qu'il aurait entravé la grande lignée de ma future descendance.
C'est ainsi que je me suis réveillé un matin, tout seul dans mon grand lit prêt à affronter les tumultes de la vie d'adulte et ses surprises. Et des surprises il y en eût moult depuis ces quelques mois...
Et c'est là que je suis parti en Irlande.
Comment, je ne t'ai toujours pas raconté ?
Bouge pas, ça arrive.