Chronique mégalocentrique

« Ta tête me dit quelque chose, on s'est pas déjà vu ? ».

Ça, j'y ai droit trois fois par mois en ce moment et j'y comprends rien.
Bien entendu j'ai une vie publique que tout le monde connaît, au-delà de ce blog extrêmement populaire, le monde de la musique a su m'ouvrir les portes des plus grandes salles nantaises. Qui ne se souvient pas de ce formidable concert au T'chick place du Commerce où j'essayai modestement de ne pas trop égratigner les chansonnettes de la jeune chanteuse que j'accompagnai alors ?
Qui a oublié ma plus grande scène en l'Église Saint-Clair qui animât naguère le quartier Zola, marqué à jamais ?

Alors bien entendu ces évènements ont fait rayonner ma réputation au-delà de l'île de Versailles qui me tient lieu de jardin, mais que celle-ci dépassât le périph' fût surprenant.

Certes, la ressemblance qui semble nous marquer, Gorges Clooney et moi (et qui fût un tremplin pour sa carrière) peut jouer un rôle, mais probablement minime. Il m'apparaît peu probable que tant de monde ait vu « O'Brother » ou « Urgences », vous étiez tous bien trop jeune pour connaitre ça.

J'ai essayé de mettre ça sur le compte de ma petite mémoire... Peut-être nous étions nous déjà rencontré, celles qui me reconnaissent et moi, je l'aurais alors oublié ?
Il eût fallut que la personne en face de moi m'ait oublié aussi, ce qui est, tu en conviendras, statistiquement impossible.

Alors pourquoi ma gueule dit-elle aussi souvent quelque chose à mes néo-interlocuteurs ?
Merci de me répondre (dans la case « commentaire », en bas)

T'en sais rien ?
Bon.

Ben merci, super, vive le blog, vive la participativité gagnante-gagnante !

Du coup je continue tout seul...

Je disais donc : « d'où que c'est donc que ça vient ? ».
Peut être ais-je un sosie qui rôde dans les environs, peut être sont-il plusieurs à me précéder dans ces lieux que je fréquenterai quelques semaines après leur passage.

Non, peu probable également.
La réponse en fait est très simple et je vais l'illustrer d'un exemple concret et véridique.

L'action se passe un Mardi midi, vers le mois de Novembre 2002, quelques mois après mon brillant bac. J'étais à la PNAC, célèbre « agitateur de curiosité » (qui se mettra à vendre mon album d'ici quelques mois), place du Commerce, à Nantes toujours.
J'étais accompagné d'une copine de fac et nous redescendions les escalators du second étage pour arriver à celui des disques qui connaitra bientôt l'arrivée du mien (j'l'ai déjà dit ? ... ah bon, pardon).
Lorsque soudain, prise par une ferveur incontrôlable, celle-ci me dit cette phrase qui restera à jamais gravée dans ma mémoire de poisson rouge, à côté de 78961 autres phrases, je cite :
« Tu sais Rildas (prénom modifié pour l'anonymat de ce blog), nous deux on est pareils. »

« ah ?... », ais-je répondu.


«oui, me dit-elle, tous les deux on est pas franchement beaux, ni très moches... on est normaux ».



Eh bien vois tu cher lecteur, j'aurais volontiers troqué contre tout mon royaume cette normalité qui m'accable, pour le charme d'un Apollon au sourire ravageur dont on se souvient toute sa vie...

...simplement pour n'avoir pas à répondre béatement :
« ben heu non, je crois pas... enfin j'en sais rien... peut être », lorsque l'on me pose la question :

« Ta tête me dit quelque chose, on s'est pas déjà vu ? ».

Chronique mégalocentrique

# Posté le jeudi 23 avril 2009 16:57

"Adieu l'enfance !" comme dirait l'autre.

Quand j'étais plus jeune je n'étais pas spécialement beau.
Non pas que je sois devenu un éphèbe au corps sculpté par des heures de musculation acharnée, non. Mais disons que je ne partais pas franchement avantagé par rapport à la concurrence.
Parce qu'il y avait, et il y a toujours, une concurrence. Celle pour la possess... heu... pour la séduction des femmes !

Pourtant j'étais un extrêmement bel enfant, aucun d'entre vous ne saura me contredire, pour la simple et bonne raison que vous n'étiez pas là pour le vérifier. Petit blond débrouillard, d'une beauté hallucinante, d'un charisme fou (déjà pour mon jeune âge) doté d'un charme à pervertir le c½ur des vieilles. A savoir qu'à l'époque « les vieilles » constituait le troupeau de toutes les nanas du monde qui avaient plus de 7-8 ans.
Et pourtant, comme tous les mioches inconscients de leur beauté extravagante et à la limite de l'indécence, je n'ai pas su en profiter, préférant les joies des petites voitures Majorette et autres Mégadrive.

Quelle erreur !
Car une nuit je reçus la visite de l'Adolescence portant sa faux, qui vînt telle la Mort, toute de noire vêtue, sur une charrette pour charcuter ce trop beau visage, a l'instar de tous les jeunes de mon âge (quoique probablement un peu plus tôt que les autres, tout précoce que j'étais).
La faux de l'Adolescence, quand elle te rend visite, tu le sais dès le lendemain...
Adieu les belles joues roses et la crinière blonde, les regards émerveillés de la famille lorsque tu prononces un mot de plus de trois syllabes, adieu les journées à regarder la télévision que même si elle est éteinte tu trouve ça formidable...
La faux de l'Adolescence est très aiguisée et très précise, ainsi elle a su transformer cette silhouette de jeune Mickael Vendetta en un espèce de grand benêt tout maig' aux cheveux châtains clair qui frisottaient lorsque la pluie arrivait. Pire ! elle a tailladé mon visage d'ange, faisait ressortir d'ignobles petits boutons d'acné rougeâtre plein de pu, prêt a éclater à la moindre émotion.
Il faut savoir que le bouton d'acné est très pervers, parce qu'en plus de t'amochir durant la période pré-pubère, il a le don de laisser des séquelles pour ta vie entière pour peu que tu décide un jour de gratter la croûte marron qui se forme lorsque tu as mis trois fois du Biactol la même journée.
Bon, moi je n'étais pas concerné, puisque malgré tous ces changements physiques toute la partie cérébrale de ce corps en pleine évolution restait d'une intelligence foudroyante. Le Biactol ne passât donc pas par moi.

Bref... l'adolescence une période plutôt difficile pour moi, d'aucun ici pourront en attester.
Mais on s'habitue, le temps fait son affaire et malgré un certain renfermement et un dégoût pour l'humanité entière j'ai survécu. Et toi aussi apparemment.

Mais figure toi qu'il y a quelques mois j'ai reçu la visite de la Vieillesse, la grande s½ur de l'Adolescence, la petite s½ur de la Mort...
Elle avait une faux un peu différente mais tout aussi précise et acérée ! Au premier coup, furtif elle a fauché la moitié de mes cheveux, au second coup elle a creusé les cernes de l'homme qui a déjà bien vécu, heureusement j'ai évité le troisième dont je ne te cache pas qu'il aurait entravé la grande lignée de ma future descendance.

C'est ainsi que je me suis réveillé un matin, tout seul dans mon grand lit prêt à affronter les tumultes de la vie d'adulte et ses surprises. Et des surprises il y en eût moult depuis ces quelques mois...

Et c'est là que je suis parti en Irlande.
Comment, je ne t'ai toujours pas raconté ?
Bouge pas, ça arrive.
"Adieu l'enfance !" comme dirait l'autre.

# Posté le dimanche 29 mars 2009 08:26

J'ai ENCORE failli mourir.

Bon.
Je savais que la terre entière m'en voulait plus ou moins, ce qui me donne par ailleurs l'occasion de me plaindre à peu près tout le temps. J'ai toujours remarqué cette espèce de volonté de me nuire, de la part de l'humanité toute entière, d'ailleurs toi aussi tu l'as remarqué sinon tu ne serais pas là.
La théorie du complot existe bel et bien, et elle est dirigée contre la personne qui te parle, en l'occurrence moi à ce moment précis.

Tout petit déjà j'étais persuadé d'être le centre du monde, que tout n'était qu'artifices autour de moi, que j'étais un cobaye, filmé, dans un monde fabriqué pour m'observer. T'as vu « The Truman Show » ?
Non ?
Eh bien tu le regarderas et tu verras qu'ils ont piqué le scénario à mon journal intime de quand j'avais 12 ans.
Maintenant aussi je crois encore être le centre du monde remarque, mais c'est différent...

Donc tout se passait plutôt bien pour moi et ma conscience jusqu'à présent, jusqu'à ce matin de Février 2009 où j'emménageais tranquilou-pépère à Tours. Ces deux années passées à Rennes m'ayant convaincu de quitter la Bretagne quelques temps car trop d'eau nuit à la santé (et au Ricard par ailleurs).
Nous allâmes donc à Tours dans la mirifique camionnette de mon oncle, chargés comme si on déménageait, d'ailleurs ça tombait bien c'était plus ou moins le cas.

Bon l'aller ça s'est plutôt bien passé, le temps de me mettre d'accord avec ma schizophrénie pour qu'elle me laisse peinard une journée, et nous étions déjà arrivé. Hou ! le bel appartement que voilà ! (si tu veux passer t'hésites pas).
Ceci entrainant cela, nous arrivâmes bien rapidement à 18h du matin, l'heure de reprendre la route encore une fois (littéralement « on ze road eugaine ») pour ramener le fourgon à Nantes capitale de la Bretagne s'il en fût..

Nous roulâmes donc, traversant ici une forêt, ici rien, et là : rien non plus...
Lorsque soudain-t'a coup, un bête sanglier, qui était par ailleurs totalement dans son droit, décida de traverser MA route inopportunément.
Alors si tu veux, moi j'ai fait des études de bio et sans toutefois faire mon expert en éthologie comparée, j'ai quand même quelques notions que je souhaite partager avec toi : de manière générale un sanglier c'est complètement con.
Moins con que « plus belle la vie », certes, mais on atteint quand même des sommets himalayens dans la crétinerie de cet ongulé.
D'ailleurs le formidable ouvrage « Vivre avec le sanglier » aux éditions ROC précise bien : « Le sanglier (Sus scrofa), ongulé non ruminant, de la famille des suidés, est un animal nomade qui se déplace beaucoup à la recherche de nourriture. »

Donc l'autre, à la recherche de ladite nourriture, dans toute sa fierté et son masochisme (qui caractérisent typiquement les sangliers) se pointe devant mon pare-choc qui roulait tout comme moi à 90 km/h parce que bon « faut pas trainer, môman elle avait préparé le repas et nous attendait ». Ni une, ni deux, en bon gros b½uf de Français à la con j'estime que la route m'appartient et que tout ce qui est sur mon chemin n'a rien à y faire !

Ce fut donc le choc, le contact, le combat ! L'Homme (incarné par moi, si tu me permets) contre la Nature. Enfin disons plutôt « La bagnole du bonhomme contre la bestiole».

Bon évidemment, tu te doutes de l'issue du combat...


La bagnole est morte (et au garage).


Le sanglier aussi remarque, mais lui il a été bouffé par les pompiers.
Alors que la bagnole non.
Enfin j'espère.

Voilà, finalement quand je te disais tout à l'heure que l'humanité m'en veut c'était sans compter sur la vile complicité des suidés.
Remarque d'un côté c'était légitime, j'avais bouffé un de ses frangins en terrine deux semaines plus tôt, juste avant de partir en Irlande.

Comment, je ne t'ai pas raconté mon escapade Irlandaise ?
La semaine prochaine, promis.
J'ai ENCORE failli mourir.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 08:52

Faut-il aimer son prochain ? ... pas sûr.

J'ai jamais été raciste, enfin je ne crois pas... enfin j'espère !

Pourtant nombre de raisons auraient pu me pousser à le devenir. Tout commençât dans ma prime jeunesse, car très tôt je fus confronté à l'immigration non-choisie dans ma propre classe (oui madame !). La Croatie toute entière était entrée sans me demander la permission, dans mon collège que j'avais, toute la Croatie condensée en un seul et même être à deux bras, deux jambes et le teint pas franchement hâlé, que pour un anonymat complet je nommerai ici Pierre-Yves MIRUS.
Bon, je précise que pour retrouver son vrai nom il suffit de changer une lettre, et que non il ne faut pas changer le R en N.
Nous on l'appelait PYM, non pas que ça soit spécialement beau, mais au moins c'était prononçable et surtout très rapide. Je n'ai pas le souvenir que PYM avait, ou n'avait pas d'amis, PYM était là, sans être trop là, mais sans être invisible non plus. Il était là quoi.
Enfin je dis « il était là », disons qu'il est passé relativement inaperçu dans cette classe de 6ème F jusqu'à ce Lundi matin, 10h30.

Revenons sur les faits.

Lundi matin 7h45, le petit Gildas que je suis se ramène au collège de La Coutanpière (attention, ici encore un faux-nom a été donné pour raison d'anonymat), relativement guilleret de son week-end probablement extraordinaire, où il a une fois de plus dompté 40 lions, écrit 762 lettres d'amour et reçu 762 « non tu m'intéresse pas » du week-end précédent. Bref, un petit week-end normal, qui contient son samedi matin de grasse-mat' et son Dimanche soir tout pourri comme tous les Dimanche soirs du monde.
Figurez-vous que je n'ai absolument aucun souvenir du temps qu'il faisait en ce lundi matin, mais en considérant que j'habitais alors en Brekagne (nom anonymisé pour ne pas qu'on vienne m'y emmerder) je suppose qu'il pleuvait, comme d'hab'.

Mais hélas ma guilleretude ne tardera pas à faire pssshhhht de façon abracadabrantesque.

Car je m'aperçut alors que je n'avais pas rédigé la prose, que dis-je, l'½uvre que Mme Nasson avait recommandé de façon amicale mais somme toutes assez ferme, d'écrire pour ce Lundi matin en question, au risque de se prendre une grosse beigne dans ma gueule, ou plus humainement une colle, ça dépendait de l'humeur.
Le sujet de ce texte mirifique était libre, il avait pour unique but de tester notre capacité rédactionnelle, si tant est que celle-ci existait.
Moi, Mme Nasson j'avais rien contre elle à la base. Bon, bien entendu il m'arrivait comme tout un chacun d'avoir des envies de meurtre quand elle me rendait mes 4 en latin, alors que le latin moi je m'en foutais un peu, du moment qu'il me laissait tranquille je venais pas l'emmerder.

Donc en ce Lundi matin de Novembre, je croisai comme tous les jours Rudy Topinière qui, du haut de ses 13 ans me demanda soudainement : « dis donc, as-tu rédigé cette prose dialectique que dame Nasson, gloire à elle, nous donnât avec empathie la semaine passée ? As-tu préféré parler des turpitudes Nitscheïennes ou pousser une réflexion sur l'anti-humanisme secondaire dans l'½uvre de Proust entre 1922 et 1923 ? » .
Ouais, il était comme ça Rudy. Jamais le dernier pour déconner.
Il s'avérait que comme sujet j'avais choisi : rien. Un fâcheux oubli volontaire m'a fait oublier mon seul et unique devoir de collégien : faire mes devoirs.
Ne voulais pas me prendre ni une beigne, ni une colle, je décidai alors dans la précipitation de sauter sur le premier camarade à portée de mes grands bras maigres (de l'époque), et l'heureux élu du hasard et du destin fût le PYM en question.
PYM, avec tout l'altruisme qu'on lui connaissait alors, acceptât sans broncher de me prêter l'intégralité de tous ses efforts littéraires rédigés avec tant de talent et de simplicité que tout tint en 12 lignes. 12 lignes que je recopiai sur un bout de papier crado issu de feu mon cahier de brouillon, digne descendant d'une grande lignée de cahiers de brouillons dont la première page fût écrite proprement, pendant que les 124 dernières se noyaient dans le fond de mon cartable attendant avec impatience de se retrouver dans la poubelle de ma chambre.
Je ne sais pas si l'apothéose de la vie d'une page de cahier de brouillon est de terminer vierge dans une poubelle...

Nous sommes ensuite entré dans l'antre de Mme Nasson, cette salle glauque où elle rôdait inlassablement, vêtue de cette mini-jupe et de ces bottes en cuir, du haut de ses 67 ans.
Tout à coup ma vie s'arrêtât, lorsque celle qui représentait alors le temple de la féminité à mes yeux, Mme Nasson donc, prononçât cette phrase à jamais gravée dans ma mémoire « Quelques-uns d'entre vous vont nous lire ce qu'ils ont écrit ce week-end ». En fait c'est surtout la phrase suivante qui m'a marqué : « Gildas par exemple ».

Avec courage et héroïsme (et humilité, un peu), je saisis alors ma feuille, et je lu ce texte, dont l'émotion ne m'appartenait pas et dont la plume ne m'était pas familière. En fait je l'avais écrit un peu comme un cochon, donc c'était illisible. Donc j'ai buté sur tous les mots.
« Eh bien Gildas, tu ne sais pas te relire ? » me dit-elle alors, « ou peut-être n'est-ce pas toi qui a écrit ce texte ? ».
C'est alors que l'improbable se produit, Pierre-Yves MIRUS, oui, lui-même, se levât et dit ces mots que j'irai graver sur sa tombe si j'le retrouve : « non Mme, il l'a recopié sur moi ».

Ma vie s'est arrêtée.
Quelques lignes de plus orneraient alors pour les siècles des siècles mon pauvre carnet de correspondance qui n'avait rien demandé.

Et c'est ce jour là la Croatie, incarnée toute entière dans un maigrichon en sweat-shirt bleu, devint mon pire ennemi pour l'éternité.
Bon, ça m'empêchera pas d'aller y faire un tour cet été.
Mais quand même.
Faut-il aimer son prochain ? ... pas sûr.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 16:25

Modifié le lundi 23 juin 2008 03:42

I'm definitively back

Houlà, ça fait un bail que j'ai pas prit ma plume virtuelle pour balancer un peu !
Moultes choses se sont passées depuis mes dernières mises à jour. Après mon année à Montpellier (la plus chouette ville du monde) j'ai décidé de m'installer à vie, deux semaines, à Lille (la plus chouette ville du monde à égalité), c'était 'achement bien.
Pis après je suis allé à Rennes en espérant y rester 2 semaines tellement c'est pas la plus chouette ville du monde, et puis j'y suis encore...
Enfin j'y suis encore, façon de parler, j'ai décidé de m'exiler en stage à Paname-sur-Seine pour 2-3 mois histoire de voir la civilisation d'un peu plus près et de me sevrer de l'alcoolisme passif Rennais (l'équivalent de votre tabagisme passif, là-bas l'alcool est partout : dans l'air, sur les routes, et dans les bouteilles un peu).

Ça c'était pour les nouvelles, mais vous vous en foutez probablement et je vous comprend.

Tout ça pour dire que maintenant je suis parisien de passage et là y'a des choses à raconter.
Bon, somme toute Paris c'est un peu comme un gros Landévennec, pour ceux qui connaissent Landévennec.
Pour ceux qui connaissent pas... ben, c'est comme un gros Landévennec, t'iras te renseigner quand t'auras le temps et tu verras que j'ai raison.
Je m'explique : c'est plein d'indigènes et de gros cons de touristes. A Landévennec ils font chier (les touristes) en mettant leurs camping-cars tout moches sur mon port à moi que j'ai, ici c'est pareil sauf que le port c'est partout et à la place des camping-cars ils ont des appareils photo.

Le touriste de base aime prendre des photos, il en fait des chouettes mais pas trop parce qu'après on ne les regarde plus, et il les montre à ses potes et à ses parents.
Bon.
Le touriste à la con il vient visiter Notre-Dame dans son uniforme : short et tongs. Il voit une jolie maquette en allumette de la cathédrale qu'un pompier a mit au moins les ¾ de sa vie à réaliser, enfin quand je dis il voit, il s'en tape en fait, il fout son appareil devant le vitrage et PAF !
Le drame se produit : un coup de flash dans la vitre (et donc dans mes pauvres yeux bleus fragiles) !
Et sa photo est niquée.
Alors je te pose la question (et je te prie de me répondre) : pourquoi le gros con de touriste passe son temps à mitrailler un peu tout et n'importe quoi, sans regarder ni son petit APN ni ce qu'il y a derrière, pour faire des photos pourrites qu'il regardera jamais et qu'en prime mes yeux révolver morflent ?

Bon, du coup j'irai plus jamais à Notre-Dame, la cathédrale de Nantes elle est largement aussi bien !

Dégoûté devant toute l'inhumanité de Paris, nous décidâmes de nous barrer définitivement, pour deux jours, aux Pays-Bas, le plus beau pays du Monde a égalité avec l'Irlande et la Bretagne.

Toi qui n'y es pas encore allé, saches que, si un jour quelqu'un te demande si les Pays-Bas c'est funky, tu pourras lui dire que t'en sais rien, puisque tu n'y es pas allé.
Et ça, tu peux y aller, ça marche pour tous les pays.
Voilà.

Mais en vrai la Hollande ça déchire sa race de sa mère !... enfin c'est pas mal quoi.
On dirait des village de poupées où tout le monde il est gentil et où il ferait pas beau tout le temps. Là-bas t'as des autoroutes limitées à 100 km/h, que tout le monde respecte, avec des jolis moulins en fer à côté... ouais des éoliennes...
Là-bas ils parlent un espèce de belge que même les belges ils comprendraient pas !

Bon, mais il faut se méfier, on dit « la Hollande », « la Hollande », je dis oui, mais attention !
La Hollande ça reste très surfait, on en fait un peu des caisses, on dit « ouiiiii, la Hollande ceci, la Hollande cela », mais au fond on n'a pas complètement raison. Enfin si, parfois, mais faut pas généraliser non plus.
Tu comprends ?
Non ? ben t'iras en Hollande et tu verras que j'ai raison.

En attendant moi la Hollande j'en ai fait plein de photos avec mon petit APN ! Un gros Néerlandais avait fait une cathédrale en allumettes je l'ai prise en photo pour que tu partage un peu mon bonheur de gros con de touriste.

I'm definitively back

# Posté le samedi 31 mai 2008 10:31